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Sport

Surfer à Tartane : guide de la Plage des Surfeurs

Villa Kaïbana 1 juin 2026 4 min de lecture

Vagues déroulant sur la Plage des Surfeurs à Tartane, presqu'île de la Caravelle

Au pied de la presqu’île de la Caravelle, là où la côte atlantique de la Martinique s’ouvre sur le grand large, il y a une plage que tout le monde à Tartane appelle simplement « la plage des Surfeurs ». Sur les cartes, elle porte le nom d’Anse Bonneville ; on y accède par une route qui s’appelle, sans détour, la rue du Surf. Au petit matin, quand l’alizé n’a pas encore forci, la houle vient dérouler sur le sable doré des vagues longues, faites pour glisser. Quelques silhouettes sont déjà à l’eau, planche sous le bras, à guetter la prochaine série.

À quelques minutes en voiture de la Villa Kaïbana, c’est le genre d’endroit où l’on commence sa journée pieds nus dans le sable. Que vous montiez sur une planche pour la première fois ou que vous cherchiez une session tranquille au lever du jour, voici tout ce qu’il faut savoir : à quoi ressemble le spot, quand venir, où apprendre et louer, et comment le rejoindre depuis la maison.

Un spot pour tous les niveaux

La plage des Surfeurs est le spot le plus connu — et le plus régulier — de toute la Martinique. La houle s’organise en trois pics, avec des droites et des gauches de belle amplitude, sur des fonds qui mêlent le sable à des dalles de récif. Ce n’est donc pas un beach break tout sable : il y a de la roche et, par endroits, des oursins, mieux vaut le savoir avant de poser le pied.

Bonne nouvelle pour les débutants : une crique plus abritée, sur la droite de la plage, permet de goûter à de vraies vagues dans des conditions plus douces. Les pics les plus exposés, eux, réjouiront les surfeurs intermédiaires en quête de longues glisses. L’ambiance est locale et décontractée : familles, écoles et habitués se partagent le plan d’eau dans la bonne humeur.

Quand surfer à Tartane ?

Tournée vers l’Atlantique, la côte de Tartane reçoit les houles de nord et de nord-est. La meilleure période s’étend de novembre à mars, avec un pic de décembre à mars, quand ces houles sont les plus consistantes ; le reste de l’année reste surfable, avec des vagues plus modestes, parfaites pour apprendre.

Le meilleur moment de la journée se situe tôt le matin, avant que l’alizé ne se lève et ne hache la surface. La forme de la presqu’île offre d’ailleurs au spot un bel abri face aux vents d’est, qui peuvent même y devenir offshore. Côté confort, l’eau reste chaude toute l’année, autour de 26 à 28 °C : un simple lycra suffit, la combinaison reste au placard.

Débuter en toute sécurité

Pas besoin d’arriver équipé. Plusieurs écoles de surf et loueurs sont installés sur le sable même, à Anse Bonneville : Bliss (la plus grande, rue du Surf), Surf Up Martinique, Itacaré ou encore Moana Surf School. Toutes proposent cours collectifs, leçons particulières et location de planches à l’heure ou à la journée. Un moniteur vous mettra à l’eau en sécurité et vous fera attraper vos premières vagues en mousse dès la première séance.

Quelques réflexes utiles : la plage n’est pas surveillée, alors gardez un œil sur les enfants. Préférez le matin, restez là où évoluent les autres surfeurs, ne surfez jamais seul et méfiez-vous des courants de retour, qui peuvent forcir quand la mer est grosse. Des chaussons d’eau évitent les mauvaises rencontres avec les oursins. En cas de doute, demandez conseil aux écoles : personne ne lit mieux le plan d’eau du jour.

Y aller depuis la villa

Depuis la Villa Kaïbana, comptez une dizaine de minutes de voiture jusqu’à Anse Bonneville, au nord du bourg de Tartane. Sur place, un parking gratuit et un court sentier mènent au sable — planche sous le bras.

Dans le sac : de l’eau, une crème solaire résistante à l’eau, un lycra anti-UV, un peu de wax et une serviette. Le reste — le café, la douche, le hamac — vous attend au retour.

Une journée surf, façon Kaïbana

Imaginez le rythme. Réveil avant le soleil, quelques pas jusqu’au spot, une session pendant que la lumière monte. Retour à la villa pour un petit-déjeuner les cheveux encore salés. L’après-midi, on lézarde au bord de la piscine ou l’on part explorer la Caravelle — le phare, le sentier de randonnée, les ruines du château Dubuc et l’eau calme de la baie du Trésor. Le soir venu, un rhum arrangé sur la terrasse, les épaules agréablement lourdes.

C’est tout l’intérêt d’avoir l’océan à portée de pas : le séjour prend le tempo des vagues, sans jamais sacrifier le confort de la maison.

Que vous attrapiez votre toute première vague ou que vous enchaîniez les sessions au lever du jour, la plage des Surfeurs a cette douceur des spots où l’on prend l’habitude de revenir. Et depuis la Villa Kaïbana, elle n’est jamais qu’à quelques pas.

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